Réception provisoire électrique : la norme RGIE et l'organisme agréé
1. Le contrôle RGIE : obligatoire et préalable
Toute installation électrique neuve en Belgique doit être contrôlée par un organisme agréé (Vinçotte, SECT, BTV, etc.) avant la mise sous tension. La norme de référence : le Règlement Général sur les Installations Électriques (RGIE), refondu par l’AR du 8 septembre 2019.
Sans attestation de conformité, le fournisseur d’électricité refuse l’ouverture du compteur définitif.
2. Que vérifie l’organisme agréé ?
L’inspection couvre : (1) le tableau (différentiels 30 mA, calibrage disjoncteurs, étiquetage) ; (2) les circuits (sections, protections, terre) ; (3) les prises et points lumineux (continuité, isolation, polarité) ; (4) la prise de terre (résistance, conformité).
Si un défaut est constaté, le rapport mentionne « non conforme » avec liste précise. L’électricien doit corriger, puis demander une contre-visite.
3. Articulation avec la réception provisoire
L’attestation RGIE conforme doit être remise au PV de réception provisoire. Sans elle, vous pouvez émettre une réserve majeure voire refuser la réception, l’installation étant inutilisable.
Vérifiez aussi : nombre de circuits par pièce, présence de prises spécialisées (cuisine, salle de bains avec différentiel 10 mA), conformité du local technique. Un accompagnement expert à la réception sécurise ce point critique.