Révision de prix sous Loi Breyne : règles à connaître
La révision de prix est l’une des sources principales de litige en construction. La Loi Breyne ne l’interdit pas, mais l’encadre — décryptage.
1. Le principe
Une clause de révision de prix est valide si :
- Indexée sur un indice officiel reconnu (I-index, indice des matériaux CCT construction).
- Application transparente (formule explicite dans le contrat).
- Plafond raisonnable, sans excès manifeste.
Sans ces conditions, la clause peut être déclarée nulle par le juge.
2. Les indices courants
- I-index : indice salaires construction publié mensuellement.
- Indice matériaux : prix des matériaux par catégorie (béton, acier, bois).
- CCT 124 : convention collective construction, base salariale.
Le contrat doit préciser quel indice, quelle date de référence et quelle formule.
3. Les abus fréquents
- Indexation unilatérale sans justificatif → nulle.
- Indice inadapté (ex : inflation générale au lieu d’indice construction).
- Période de référence flottante au choix du promoteur.
- Révision rétroactive sur tranches déjà payées.
L’arrêt Mons 5 février 2022 a jugé qu’une clause excessive entraîne retour au prix initial (voir jurisprudence).
4. Comment se défendre
Demandez détail chiffré de chaque révision : indice de référence, date, formule, calcul. Si non communiqué ou abusif, mise en demeure entrepreneur et action en réduction.
Notre accompagnement Loi Breyne audite la clause et chaque révision — protection durable.